Toulouse: côté street art

Même si je connais très bien Toulouse, c’est avec joie que j’ai suivi une visite guidée par Cloé, étudiante en Histoire de l’Art, sur le Street art à Toulouse, très curieuse de découvrir cet art des rues et les œuvres disséminées dans la ville rose.

La place Arnaud Bernard

C’est Cloé sans h!

Arnaud Bernard

La visite a tout d’abord commencé dans le quartier Arnaud Bernard. C’est ici, dès les années 80 que le street art toulousain a vu le jour. Toulouse a même été une ville pionnière en la matière, notamment avec les artistes de la « Truskool », s’appropriant la rue de Gramat, la célèbre « rue des tags ». Très tôt, la ville offre un mur dans le jardin d’Embarthe aux graffeurs. La fresque réalisée il y trente ans est toujours là, même si elle disparait peu à peu sous le lierre.

Jardin d’Embarthe

Le street art s’est totalement emparé de la rue Gramat, qui accueille toujours les fresques sans cesse renouvelées. Ici la ville rose devient multicolore, les tags recouvrent les briques. Rue courte et peu passante, entre le lycée St Sernin et des habitations, le lieu est parfait pour recevoir des contributions artistiques. Je vous propose deux séries de photos (mai 2017 et décembre 2017), les fresques étant sans cesse couvertes et recouvertes de peinture ou par d’autres dessins.

Rue Gramat

Vous voyez la boîte aux lettres avec le chat? (Mai 2017)

Et voici les photos prises sept mois après, amusez-vous à jouer au jeu des 7 erreurs!

Boîte aux lettres au chat, décembre 2017

Montaudran

Après la visite du centre-ville, Cloé a poursuivi sa visite dans le quartier de Montaudran. Si la rue Gramat est le berceau du street art toulousain, Montaudran est celui de l’aviation. C’est de l’aérodrome de Moutaudran que les lignes Latécoère de l’Aérospostale décollaient vers l’Afrique puis l’Amérique du Sud.

C’est ici que l’Espace Cobalt et le 50cinq ont été installés, au 55 de l’avenue Breguet. Ces deux espaces aménagés par une société privée sont totalement dédiés au street art. L’Espace Cobalt offre des locaux de taille variable pouvant accueillir jusqu’à 700 personnes pour des réceptions, des expositions, des conférences, des événements professionnels. Les ateliers du 50cinq sont des espaces dédiés à la création artistique (ateliers de peintres, graffeurs, bureau d’architecte, …). Nous avons également profité des magnifiques fresques présentes sur le site.

Grâce à Cloé, c’est au 50cinq que nous avons rencontré Tilt, artiste graffeur toulousain depuis les années 80. Nous l’avons longuement écouté parler de son art, entre illégalité et reconnaissance, de ses tags au quatre coins du monde aux couleurs des drapeaux des pays visités. Nous avons eu une chance inouïe car ces locaux ne sont jamais ouverts au public.

Tilt dans son atelier au 50cinq et Cloé, notre guide

Pont des Demoiselles

En fin de parcours, nous avons pu admirer certaines fresques réalisées en 2016 lors des festivals Sô Tolosa ou Rose Béton près du Pont des Demoiselles, puis le long du Canal du Midi.

Les deux premières, situées sous un pont SNCF avenue Saint Exupéry, reprennent le thème de l’aviation, de l’Aéropostale. Elles ont été voulues par la MJC du quartier du Pont des Demoiselles lors du festival Sô Tolosa. Elles s’inscrivent dans le projet « Sur la Piste des Géants », dédié à la mémoire des pionniers de l’aviation. Les citations qui entourent Enzo, le petit garçon dans sa bulle avec son avion, sont des phrases des habitants du quartier. Je vous invite à en apprendre bien plus sur la réalisation de cette fresque en vous rendant sur le site des deux artistes Sismik et Azot.

En face, une fresque des artistes Réso et Monde. Voyez-vous le géant de fer sortir du mur et le petit avion?

Près du canal du Midi et près du Pont des Demoiselles, on se retrouve face à une immense fresque de l’espagnol Aryz représentant deux jeunes femmes. L’une toujours dans l’ombre, l’autre toujours dans la lumière. Tout en bas, à droite, les pionniers de l’aviation sont là.

Saouzelong

Enfin, toujours le long du canal du Midi, à Saouzelong, deux fresques réalisées lors du festival Rose Béton en juin 2016 encadrent un immeuble. Côté nord, le français Réso a réalisé une fresque jaune représentant le O de son nom. Côté sud, les grapheurs Sat One et Wow123 se sont attelé à une fresque commune représentant un poumon.

A d’autres occasions, j’ai rendu visite à d’autres œuvres urbaines ailleurs dans Toulouse. Il y en a beaucoup, je les ai recensées sur cette carte:

Portrait par Guaté Mao, avenue Paul Séjourné
Rue Lapeyrouse
Le Berbère de Beikirch, métro Empalot (l’immeuble sera prochainement détruit)

La Bergère de Maye et Mondé, métro Ste Agne

La Symphonie des Songes de Miss Van, rue du Pont de Tounis
TILT, Halles de la Cartoucherie

Je remercie l’office de tourisme de Toulouse qui m’a offert un pass Tourisme 72h grâce auquel j’ai pu emprunter les transports en commun de façon illimitée pour admirer les œuvres disséminées partout dans la ville.

D’autre part, si vous êtes curieuse.s ou curieux mais ne savez pas par où commencer et souhaitez recueillir des informations au sujet du street art, l’office de tourisme de Toulouse propose une visite guidée consacrée au street art.

Pour découvrir la ville rose autrement, je vous invite à parcourir mes autres circuits de visite:

Cet article participait au rendez-vous mensuel #EnFranceAussi du mois de mars 2018 créé par Sylvie en 2013.

30 commentaires sur « Toulouse: côté street art »

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