Le charme du quartier des Carmes

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L’élégance du quartier des Carmes à Toulouse m’a toujours captivée. A quelques pas de l’effervescence de la place Esquirol et de la rue de Metz, ce splendide quartier mille fois plus paisible que la grande artère toute proche semble avoir été créé pour s’y promener. Je suis amoureuse de ses rues étroites et courbées, de ses trottoirs étriqués, des volets bleus et verts sur les façades orangées. C’est ici que je flâne le nez en l’air, allant d’échoppe en échoppe et cherchant des détails architecturaux au milieu des murs de briques roses-rouges.

Rue des Couteliers

Rue Joutx-Aigues

Place Rouhaix

Place de la Trinité

Place de la Trinité

Rue des Filatiers

Les ruelles aux accents médiévaux sont une invitation au voyage dans le temps: Rue des Couteliers, Rue des Filatiers, Rue des Marchands, Rue des Polinaires, …. La très agitée et commerçante rue des Filatiers vous mène jusqu’au marché des Carmes. Avant d’y revenir, un détour par les ruelles qui mènent jusqu’à Notre Dame de la Dalbade s’impose, l’ambiance sereine attire cependant peu de curieux. Cette église d’architecture gothique méridionale comporte un tympan de céramique de style renaissance italienne et un orgue de tribune classé parmi les Monuments Historiques. Ne manquez pas non plus l’Hotêl de Pierre, malgré sa couleur et son style, nous sommes bien à Toulouse.

De la Dalbade, en empruntant la rue du pont de Tounis, on passe devant l’onirique fresque de Miss Van « La Symphonie des Songes », tout près d’une calendreta, une école bilingue franco-occitane. En empruntant la rue du pont de Tounis pour se rendre jusqu’au quai de Tounis sur les bords du fleuve, on passe sur un pont! Et oui, l’avenue de la Garonnette située sous ce pont était jadis un bras de la Garonne, le quartier de Tounis était un îlot. Le bras de la Garonnette a été asséché dans les années 1960s. Le quai de Tounis sur les bords de Garonne nous offre la vue dont Claude Nougaro profitait lorsqu’il résidait sur les bords du fleuve, avec vue sur la Garonne, le Pont Neuf et la prairie des Filtres en face sur la rive gauche.

Notre Dame de la Dalbade

Notre Dame de la Dalbade

Tympan de Notre Dame de la Dalbade

La Symphonie des Songes de Miss Van

L’avenue de la Garonette

112 quai de Tounis, chez Monsieur Nougaro

Le Pont Neuf, la Garonne, la prairie des Filtres sur la rive gauche

Même si la place des Carmes abrite un des plus grands marchés de la ville, on s’éloigne bien vite de cette place habitée par ce parking aérien qui a remplacé dans les années soixante l’ancienne Halle Baltard où se tenait le marché. Jadis, un couvent ayant donné son nom au quartier occupait cet espace. Le marché des Carmes se tient désormais au rez-de-chaussée de cette bâtisse des années 60.

A l’angle de la place des Carmes et de la rue des Filatiers

Place des Carmes

Place des Carmes, côté rue du Languedoc

En face de cet édifice, on peut entrer dans la cour du splendide Hôtel du Vieux Raisin, où se sont installés des bureaux d’avocats et quelques appartements. Franchissez le portail pour vous émerveiller devant la finesse de l’architecture du XVIe siècle.

L’Hôtel du Vieux-Raison

Cour intérieure de l’Hôtel du Vieux-Raisin

Cour intérieure de l’Hôtel du Vieux-Raisin

Non loin, derrière, à l’angle de la rue Ozenne et de la rue d’Aussargues, une banque s’est installée dans l’Hôtel Dahus.

Hôtel Dahus

Hôtel Dahus

C’est autour d’une discrète place que j’ai découvert deux merveilles, dans les rues Mage et Bouquières. Il faut remonter lentement la rue Mage, cette rue étroite aux immeubles hauts, pour soudain entrevoir un porche. Je suis sur le pas de porte d’un lycée privé, je n’ose entrer et regarde de loin cette petite cour qui a l’air charmante. Une dame sort et m’invite à entrer. Je ne me fais pas prier et découvre un ensemble de bâtiments sublimes qui hébergent désormais un lycée privé professionnel. Je regagne la place Mage et c’est la rue Bouquières que j’emprunte. Les petites boutiques se succèdent et là, ô surprise, un fleuriste a envahi la moitié du trottoir. Un régal olfactif et un plaisir des yeux.

Rue Mage

Le lycée privé Myriam, rue Mage

Courette intérieure du lycée Myriam

Lycée Myriam

Place Mage

Rue Bouquières

La manufacture du beau et de l’utile, rue Bouquières

Fleuriste, rue Bouquières

Fleuriste, rue Bouquières

Fleuriste, rue Bouquières

Le quartier regorge de vieilles demeures et d’anciens Hôtels particuliers, remarquablement restaurés et entretenus, les murs des immeubles alternent la brique rouge-rose et les façades colorées. C’est dans ses ruelles que se cache le musée Paul Dupuy dans l’ancien Hôtel Besson.

Cour de l’Hôtel Besson, Musée Paul Dupuy

Dans la cour de l’Hôtel Besson, Musée Paul Dupuy

Entrée de l’Hôtel Besson, Musée Paul Dupuy

Non loin, en parcourant la rue Ozenne, on arrive au Jardin Royal et au Jardin des Plantes qui vous offriront un peu de verdure parmi les briques. Tout près de là, les curieux pourront étancher leur soif de curiosité au Museum d’Histoire Naturelle et au Quai des Savoirs, récemment ouvert.

Allées Jules Guesdes, entrée du Jardin des Plantes et du Muséum d’Histoire Naturelle

Allée du Jardin des Plantes

La verrière du Muséum d’Histoire Naturelle et l’église St Exupère

Allées Jules Guesdes

 

Si vous avez envie de découvrir d’autres quartiers toulousains, je vous invite à cliquer sur les liens suivants:

 

Je remercie l’office de tourisme de Toulouse de m’avoir invitée à suivre
la visite guidée « Toulouse secrète ou la ville méconnue ».

La Rue du Canard. Quand même. On est Toulousain ou on l’est pas?